Les attaches vendéennes




Une enfance, passée en Vendée, aux côtés des amis petits paysans, au contact d’animaux de la ferme familiers a sans nulle doute contribué à inspirer les sujets des sculptures. L’animal est très présent dans  leurs œuvres à travers son extraordinaire variété typologique en devenant le prétexte à une recherche formelle pure. 



Jan et Joël Martel et les enfants de Mollin (Sallertaine) en 1904


Une grande ressemblance

Ils ont passé leurs villégiatures à la résidence du Mollin, sur la route qui mène de Challans à Bois-de-Céné, le lieu de naissance de la maman.  Au bout d'une allée aux essences multiples, la résidence du Mollin, est un parc romantique, bordé d'un étang de roseaux et d'un menhir surmonté d'une croix celtique, naguère limite entre les communes de Sallertaine et La Garnache. Sur le gazon, quelques reproductions de leur œuvre, Trinité, Mélusine, La femme à la draperie ... Elles offrent leurs lignes à la fois hiératiques et dynamiques, la « patte » des Martel.

Quant à la maison, qu'ils ont dessinée, elle offre cette même lumineuse simplicité, avec ses tuiles rouges et ses volets bleus. Sur un des murs, repose un extrait de bas-relief, évocation de l'œuvre de Debussy, qu'ils admiraient, car Joël et Jan étaient aussi musiciens et chorégraphes.

La mère, Rachel Boucher, originaire de Bois de Cené, porte un prénom biblique comme ses autres frères et sœur, appelés Adam, Eve, Eva, Abel, Sarah et Joseph. La famille Boucher, qui a eu des meuniers dans ses ancêtres, a acheté beaucoup de biens nationaux. Elle est très républicaine, elle possède trois fermes qui ont comme nom : La Liberté, L'Egalité et La Fraternité !


Le père et les jumeaux

Le père, Léon Martel, est un dandy fortuné, qui peut à loisir s’adonner à ses passions : l’architecture, la peinture et la musique. Ce citadin se laisse séduire par la terre natale de son épouse. C’est donc dans la résidence familiale « Le Mollin » à La Garnache que se déroule une partie de l'enfance des jumeaux. C'est en 1905, que Léon Martel acquiert, le fût du moulin de Tout-Vent pour le transformer en lieu de villégiature balnéaire en conservant une véritable folie d’architecture orientalisante.




Les sculpteurs avec le buste de leur père

Joël va se marier avec la sœur de l'architecte Jean Burkhalter. Jean va se marier deux fois, du premier lit naîtra Florence et du second viendront Lise-Laure et Marie-Joëlle.

C'est Florence Martel-Langer qui perpétue la mémoire des jumeaux au Mollin.

La Vendée est très présente dans les œuvres des deux frères. Ils y ont bâti de nombreux monuments. Ce sont à Challans " l'Hommage à Charles Milcendeau ", " Perrette et le pot au lait " et la décoration du " Théâtre du Marais ", à La Roche sur Yon  " Les danseurs vendéens " " Le Monument aux morts " " La statue de la Vierge à l'enfant " et " Les Oiseaux de mer ", à Olonne sur Mer " le Monument aux morts de la vieille femme debout ", à Saint Gilles Croix de Vie " le Monument aux morts de la vendéenne agenouillée ", aux Closeaux " le Monument aux morts ", à Saint Hilaire le Vouais " le Monument aux morts ".


Hommage au peintre du pays Maraichin, Charles Milcendeau, à Challans




Perrette et le pot au lait à Challans


Le fronton du théâtre du Marais à Challans




Les danseurs vendéens à La Roche sur Yon



Les danseurs du bocage sont reproduits sur de nombreuses cartes postales



Les attaches vendéennes se retrouvent dans d'autres créations



Œuvres des frères Martel à l'historial de la Vendée