Le Monument à Claude Debussy


En 1932, ils réalisent un monument à Claude Debussy, square Claude-Debussy dans le 16e arrondissement de Paris.



Carte postale du monument dédicacée des frères Martel.


Les frères Martel devant le monument à Claude Debussy

Peu de temps après la disparition de Claude Debussy en 1918, un comite d'admirateurs se constitue et se donne pour mission d'ériger un monument en hommage au musicien a Saint-Germain-en-Laye, sa ville natale. Le projet se voit confie dans un premier temps au sculpteur belge Henry de Groux. En mélomanes et musiciens qu'ils étaient, Jan et Joël Martel, associes pour l'occasion à l'architecte Jean Burkhalter emboîtèrent le pas a ce programme et purent des 1923 présenter une première proposition au Salon d'Automne. Hormis Emile Vuillermoz qui défendit dès le début leur projet, la critique le reçut avec beaucoup d'hostilité, certains lançant même une pétition pour son rejet.

Au fil des ans, les jumeaux sculpteurs firent évoluer leur œuvre jusqu'a la métamorphoser totalement, partant d'une volonté de symboliser le musicien et son œuvre pour parvenir à une évocation toute empreinte de classicisme. Finalement il fut décidé que deux monuments seraient érigés, un à Saint-Germain-en-Laye et un autre à Paris. Le premier échut à Aristide Maillol, à qui revint le projet après le décès d'Antoine Bourdelle et le second aux frères Martel et à Jean Burkhalter, il fut inauguré le 17 juin 1932 sur le Boulevard Lannes. 

L'œuvre, se reflétant dans une pièce d'eau, se présente sous la forme d'un immense bas-relief évoquant de façon très rythmée les œuvres de Debussy (Saint Sébastien, Pelléas et Mélisande, L'après-midi d'un faune), inséré dans une architecture néo-classique et flanqué de deux grandes sculptures allégoriques, il y a deux musiciennes, la Joueuse de luth et la Joueuse de viole. Par la suite ces deux figures furent reprises isolement et firent l'objet d'éditions dans diverses tailles et différents matériaux, lakarmé, terre cuite, biscuit, etc. Malheureusement, depuis quelques années, des tirages posthumes, réalisés en terre cuite rouge, très tamisée et dense, font leur apparition sur le marche de l'art sans rendre la majesté et la beauté originelles de ces sculptures.


La joueuse de viole et la joueuse de luth